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GISORS. La pétition pour protester contre l'état des
trains entre Gisors et Paris a recueilli plus de 2 000 signatures.
Les problèmes sur la ligne SNCF Gisors-Paris ne sont malheureusement pas
nouveaux. Qui a déjà pris le train sait à quel point le temps de trajet annoncé
n'est en réalité qu'une indication. Par ailleurs, selon l'avis des usagers, les
conditions ne vont qu'en se détériorant.
Alors que les records des TGV se succèdent, à une époque où les métros
enchaînent les allers-retours sans conducteur, les habitués du « Gisors - Paris
» voient, eux, leur temps de parcours augmenter, de changement d'horaire en
changement d'horaire. « Plus de trente minutes en vingt ans ! s'insurge un
usager. Je vais aller vivre à Reims ou à Lille, je serai plus tôt chez moi. »
De quoi être découragé mais pas question d'abandonner. Les événements de cet
hiver ont même poussé un petit groupe de voyageuses à lancer une pétition. Et à
l'image de la colère des usagers de Vernon (voir nos éditions précédentes), la
grogne est bien partie pour perdurer tant qu'aucun dialogue ou échange n'aura pu
être programmé avec Guillaume Pépy, le directeur de la SNCF.
2
156 signatures en quelques jours
« Ce que l'on tient à dire, c'est
que ce ne sont pas les grèves que nous condamnons. Evidemment, elles
bouleversent notre quotidien. Mais nous ne remettons pas en cause ce droit. Le
personnel n'est pas non plus visé. C'est vraiment à la direction que nous
reprochons de ne pas investir dans le matériel. » Une colère relancée au
soir d'un énième dysfonctionnement. Le 6 janvier dernier, une nouvelle panne
intervient sur une rame. Les voyageurs doivent descendre et patienter pendant
plus de 45 minutes en pleine nature, en plein vent et surtout avec un
thermomètre qui affiche -11 °C. Sans tarder, un petit groupe de femmes décide de
lancer une pétition.
En quelques jours, 2 156
signatures sont enregistrées et depuis les soutiens se multiplient. Plus d'une
trentaine d'élus locaux, départementaux, régionaux ou nationaux sont mis en
destinataires de la pétition et surtout le directeur de la SNCF, cible de la
contestation : « Nous avons bénéficié du soutien technique du site Internet www.paris-gisors.com. Il se fait l'écho de chacune de nos
actions. Cette situation ne peut plus durer ! Un plan de financement pour
moderniser la ligne est indispensable, » affirme Léa Gueddar, à l'origine de
cette pétition. Une « porte-parole de la colère » ? Presque, sauf qu'elle ne le
revendiquera pas. Aucune hiérarchie n'est établie dans ce collectif. Le mot
d'ordre ? Tous ensemble. Car, tous sont dans le même wagon… de la galère !
BS ;-)

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